Plus de 150 000 copropriétés sont considérées comme des passoires énergétiques, classées F ou G par le DPE. Pour rénover ces copropriétés, le dispositif MaPrimeRénov leur est également destiné. Les syndics ont indiqué souhaiter rénover à peu près 50 000 copropriétés d’ici 3 ans. Cela serait une vraie performance, étant donné le coût et la longévité de travaux entrepris dans les parties communes.
Une fois les aides déduites, comme MaPrimeRénov, des aides privées ou des collectivités, le reste à charge est encore très élevé, de l’ordre de 40 % du montant des travaux. Travaux dont le coût est de l’ordre de plusieurs milliers d’euros, en fonction de la taille des copropriétés. Des chiffres très élevés, qui font que les copropriétaires hésitent à se lancer dans de tels travaux d’envergure. Car même s’ils souhaitent effectuer ces travaux, ils n’envisagent pas de payer de telles sommes.
La rénovation complète de la copropriété est en effet l’une des deux conditions pour pouvoir prétendre à MaPrimeRénov en copropriété, en vue de réduire la consommation en énergie de 35 %. La seconde condition est que 75 % des logements, au moins, doivent être la résidence principale de leurs occupants. Lorsque ces deux points sont réunis, une copropriété peut toucher le montant maximal de l’aide, de 25 % du montant des travaux, dans la limite de 3 750 € par logement. 500 € supplémentaires sont alloués par logement aux copropriétés classées F et G. Et encore 3 000 € de plus par logement si la copropriété a un taux d’impayés compris entre 15 % et 25 %.